Sculptures

Longtemps mes interactions avec les animaux étaient celle d’une petite fille étonnée que toute cette diversité puisse exister.
L’observation méticuleuse de toute espèce qui rampait, qui courrais ou marchait avec parcimonie devant moi, me demandait une attention précise, je les mémorisais et les dessinais.

Des heures passées devant les documentaires m’ont poussée à
vouloir devenir zoologiste, entomologiste. Je continuais à les dessiner de plus en plus précisément.
J’ai collecté avec un enchantement, meurtrier certes, de papillons géants, de scarabées brillants et lisses, des grosses fourmis noires dans ma petite boîte de feutres de couleurs. De couleuvres glissantes, des oiseaux morts en bas des arbres, une chauve-souris, des cocons de verre de soie que j’emmenais fière à la professeure de sciences de l’école primaire.

Maintenant, face à toutes ses espèces qui disparaissent chaque année, à cette souffrance animal tant de fois constatée, à cette
indifférence systématique de notre part, j’ai la certitude absolue que tout animal que nous sommes, nous allons tous vers un même destin. Cette série de sculptures a fais surface abruptement. Elle s’étend encore chaque jour.

Une entente animale, une interrogation, une reconnaissance cette fois- ci d’eux avec nous, un très humble geste d’admiration encore intacte.

Virginia Alfonso

Pájaro azul

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Mais avant je courtisais le corps humain, les torsions, les textures, la sensualité et la grâce de notre anatomie

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Vers 2015 un soupçon de curiosité hyper réaliste:

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Et encore plus avant, vers les années 2000, une joie de torsades et de courbes